Heure de départ prévue: 15h30, heure d'arrivée prévue: 17h30 pour 7h20 de vol. Merveilleux! Souffrir quelques heures seulement avec un demi sourire sur les lèvres à la pensée de retrouver ceux qui nous aiment et son chez soi.
Scénario légèrement modifié: heure de départ: 17h45, heure d'arrivée: 21h15 pour 9h30 de vol et environ 4 hre de retard. Raison: un volcan en Islande s'amuse à cracher des cendres dans l'atmosphère. La solution est simple pour notre monstre volant: contourner le volcan par le Nord. Je ne sais pas si notre pilote a fait un bye bye des ailes au Père Noël en passant à deux pas de ses locaux. Finalement, une grosse crainte en regardant derrière l'aile de l 'avion les toîts des hangars sous nous qui se rapprochent et les paramêtres de navigation qui diminuent constamment: altitude, 150 mètrres; vitesse, 200 km/hre, 120m et 180 km/hre..., nous touchons le sol. C'est quoi les paramètres de décrochage! Je ne m'y ferai jamais! Enfin, nous sommes de retour au pays et heureux d'y être.
Les départs, les retours sont toujours chargés d'émotion. Surtout, si parmi ceux qu'on aime, il faut quitter les uns pour retrouver les autres. Deux semaines à Londres, deux semaines enclavées dans l'intimité d'un nouveau papa et d'une nouvelle maman depuis 3 mois seulement. Deux semaines pour tenter d'apprivoiser notre petit Edward. Le bercer puis le sentir tout mou sur notre épaule: une preuve de confiance absolue. Obtenir un petit sourire, puis un sourire bien franc, et finalement un grand éclat de rire, quel bonheur. Il nous reconnait, il nous accepte...il nous aime déjà. Et nous on l'aime tellement.
Et puis ce sont les retrouvailles. Notre belle Jacinthe avec son ventre qui se pointe, Éric et puis petit Félix. Et s'il nous avait oublié. "Regarde grand-papa, regarde grand-papa". Et le voila devant moi, les deux bras au dessus de sa tête pour contrôler la poussette. Il exige que son père prenne la poignée de droite, sa mère celle de gauche. Et puis, il tourne la tête, me cherche des yeux: "Regarde grand papa" semble-t-il me dire encore. Il a besoin que je sois là à le regarder, à l'admirer. "Je suis là mon grand, juste derrière toi"... et je suis très fier de toi!
Ç'est bon d'être là où on compte pour quelqu'un!