Me v'là, j'en ai peur, devenu un peu précieux. J'ai développé ce qui pourrait s'appeler "le syndrôme du bout des doigts collés". Je ne peux pas fonctionner plus de deux ou trois heures dans mon nouvel environement péruvien sans sentir le besoin urgent de me laver les mains et surtout de me frotter énergiquement le bout des doigts! Il est certain qu'une séance internet est une raison suffisante pour courrir au premier lavabo venu: les claviers sont crottés et collants! C'est certainement cet expérience traumatisante qui est la source de ce comportement compulsif. Mais également, il y a tous ces gestes que je dois poser dans mon hôtel, qui se refusent définitivement à gagner une étoile dans le ciel touristique. Allumer et fermer les lumières, tourner les poignées de porte ou même effleurer la surface des tables me forcent tout à coup à me tenir les doigts en l'air jusqu'à ce que je puisse enfin en frotter les bouts! D'accord, histoire de vous faire sourire, j'exagère un peu mais si peu!
Chosica, banlieu de Lima est une ville de poussière et de pollution au diésel. Quasi tous les vehicules sont diésels et beaucoup laissent derrière eux des panaches bleus gigantesques à faire rougir les vieilles locomotives au charbon d'autrefois. Sur le trottoir voisin, je suffoque. Ajouter à cela la chaleur écrasante du milieu du jour et vous avez tous les ingrédients pour enduire toutes les surfaces d'une couche de camboui noire et collante! Le linge de table devient noir de suie à chaque utilisation sur la table extérieur mais également sur la table intérieur.
Mais, les gens sont très propres. Tous les matins, je vois circuler des hommes bien mis, les cheveux bien coupés, frais rasés et, j'en suis sûr avec le bout des doigts reluisant de propreté! La ville emploie des gens pour ramasser les papiers, les parcs sont bien entretenus. Partout, les femmes lavent les planchers à grande eau et elles frottent les vêtements à la main efficacement. La propreté est clairement valorisée. Mais la poussière et le camboui s'infiltre sans cesse sur toutes les surfaces. Je vais cesser de mâcher de la gomme dans la rue car j'ai rapidement l'impression de mastiquer de la poussière!
[singlepic id=28 w=320 h=240 mode=web20 float=left]À Huaycan, on coule les colonnes de ciment et on remplit le plancher de pierrres et de sable et ainsi préparer la surface pour recevoir le ciment. Un soleil de plomb, un vent léger, trop léger pour nous rafraîchir mais assez puissant pour soulever la poussière. À notre arrivée, les femmes travaillaient: c etait la "faina" - travaux communautaires, de huit à dix. En haut de la montagne peu de véhicules, donc peu de diésel. Par contre, l'asphalte ne se rend pas jusqu'ici et le vent pousse allègrement la poussière du chemin dans les maisons.
Mais, j'ai trouvé ma thérapie. Je ferme les yeux et j'imagine de gros flocons qui descendent doucement jusqu'au sol pour le recouvrir d'un épais manteau blanc et cacher toutes ces SALETÉS!
Tu as beaucoup de pouvoir car c'est exactement ce que nous avons reçu à St-Louis. C'était aussi magique qu'une nuit de Noël. La réalité ce matin: énormément de neige à pelleter et à souffler sous un soleil magnifique et un ciel bleu à rêver.
RépondreEffacerSalutation à lorraine,
Hélène & Luc
Syndrôme du bout des doigts collés... intéressant!!! Tu pourrais faire breveté l'idée et même ton remède (l'image de la neige blanche). Ça pourrait peut-être être utile à d'autres personnes en partance pour les pays défavorisés où règne entre autres le diésel!!! Le bout des doigts... vraiment intéressant!
RépondreEffacerJe tenterai d'envoyer des photos de Félix dans la neige aujourd'hui, ça t'aidera à continuer de rêver!
jass xx
Allez sur facebook, j'en ai mis quelques-unes!
RépondreEffacerQui aurait cru que ma sœurette se serait trouver confortable dans cet environnement qui doit lui rappeler la Californie...(inside joke). J'ai bien hâte de vous placoter de vive voix. Dites-donc comment va Lorraine dans tout ça y trouve-t-elle son compte? A-t-elle hâte de revenir? Y restera-t-elle quelques semaines de plus?
RépondreEffacerAu plaisir de vous relire
PS JP J'ai laissé des vœux en retard sur la page précédente.
Jean-Pierre